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Souffrez-vous du « syndrome de la gentille fille » ? Si vous dites toujours OUI à tout, votre serviabilité n'est pas une vertu, c'est un diagnostic.

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Tu es toujours disponible. Un collègue a besoin d'aide pour un projet alors que tu es débordé(e) de travail. Un ami a besoin d'être conduit alors que tu avais prévu une soirée tranquille à la maison. Un membre de ta famille s'attend à ce que tu organises une fête alors que personne ne te l'a demandé. Et tu dis oui presque à chaque fois. Non pas par envie, mais parce que c'est ce qu'on attend de toi.

Bienvenue dans le monde des soi-disant syndrome de la gentille filleIl s'agit d'un schéma comportemental dans lequel une personne adopte constamment une posture Les besoins des autres avant les vôtres.

Il a souvent racines dans l'enfanceOn félicite souvent les filles pour leur obéissance, leur gentillesse et leur serviabilité. Dès leur plus jeune âge, elles reçoivent le message qu'être gentille est plus important qu'être honnête, que la paix dans les relations prime sur leurs propres besoins. Avec le temps, ce schéma s'enracine profondément.

Il en résulte un adulte qui a du mal à dire non, qui souvent ne sait pas exactement ce qu'il veut et qui se sent coupable chaque fois qu'il pense à lui-même. Le désir de plaire devient une habitude, presque un réflexe. Et c'est précisément pour cela que c'est si difficile à changer.

Le prix du plaisir constant

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Aider les autres n'est pas un problème en soi. Le problème survient lorsqu'on le fait à ses propres dépens. Chaque « oui » qui devrait être un « non » coûte de l'énergie. Les petites obligations commencent à s'accumuler – une tâche supplémentaire au travail, un service rendu à un ami, une attente familiale que personne n'a vraiment exprimée, mais que vous ressentez quand même.

Au fil du temps, ces petites obligations s'accumulent au point de commencer à affecter votre bien-êtreLa fatigue devient une compagne constante. On a l'impression de ne jamais avoir assez de temps pour soi. L'irritabilité s'accroît, même si on la dissimule souvent derrière un sourire poli.

Burnout Ce trait de caractère ne se limite pas aux professions exigeantes. Il se manifeste aussi fréquemment dans les relations personnelles, chez les personnes toujours disponibles, toujours prêtes à rendre service, et sur lesquelles on peut toujours compter.

La culpabilité comme forme silencieuse de pression

Quand on commence à poser des limites, les choses se compliquent souvent. Les personnes habituées à votre disponibilité constante peuvent être surprises, déçues, voire même en colère.

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On entend souvent une phrase qui paraît innocente mais qui véhicule un message clair : « Mais tu m'as toujours aidé. » Ou encore : « Je ne te croyais pas comme ça. » Dans ces moments-là, un sentiment de culpabilité surgit rapidement.

Pour les personnes habituées à plaire aux autres, ce sentiment est extrêmement puissant. Mais il est important de comprendre que la culpabilité est souvent illusoire. C'est une réaction acquise qui se déclenche lorsqu'on rompt avec une habitude.

Définir une limite Cela ne signifie pas que vous avez blessé ou déçu qui que ce soit. Cela signifie simplement que vous prenez en compte vos propres besoins, votre temps et votre énergie.

Début du changement

Le changement ne se produit généralement pas du jour au lendemain. Une habitude qui s'est installée au fil des années met du temps à se dissiper.

Il est plus facile de commencer par petits pasLorsqu'on vous invite à une réunion à laquelle vous savez que vous ne souhaitez pas assister, autorisez-vous à dire : « Merci, mais je n'ai pas le temps aujourd'hui. » Sans longues explications. Sans excuses.

Ce sera désagréable la première fois. Vous aurez peut-être l'impression d'avoir été trop direct. Mais le plus probable, c'est que quelque chose de tout à fait normal se produise : l'autre personne dira « D'accord » et la conversation reprendra son cours.

Chaque fois que vous dites non à quelque chose que vous ne voulez pas, vous êtes en réalité… vous vous dites – ouiCe n'est pas de l'égoïsme. C'est du respect de soi.

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Des relations qui durent

Lorsque vous commencez à fixer des limites, votre environnement peut changer un peu. Certaines personnes ils disparaîtront de votre vie. Souvent, ce sont précisément ceux qui appréciaient le plus votre volonté d'aider.

Ce n'est pas forcément une mauvaise chose. L'espace ainsi créé peut être comblé par des relations plus équilibrées. Des relations, dans laquelle l'assistance n'est pas à sens unique, mais mutuelle.

Le syndrome de la gentille fille n'est pas une étiquette permanente. C'est simplement un comportement habituel.Cela peut s'apprendre – et aussi se désapprendre. Progressivement, avec un peu de courage et un respect croissant de ses propres limites.

La prochaine fois que quelqu'un vous demandera un service, prenez un instant pour vous demander : en ai-je vraiment envie ? Si la réponse est non, vous avez le droit de le dire.

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