Si vous avez navigué sur Internet au moins une fois au cours des dix dernières années (ou regardé une vidéo sur « l'avenir de la technologie »), vous avez probablement entendu la promesse : la livraison par drone. Cette utopie volante, où un colis contenant un iPhone ou un burrito arrive directement du ciel, sans délai, sans erreur humaine, sans « le coursier a-t-il vraiment laissé ça à la porte ? » C'est la tyrolienne.
Techniquement, nous devrions déjà y être. Amazon a lancé son programme Prime Air en 2013 en grande pompe. Google (enfin, Alphabet) a suivi avec « Wing », UPS avec « Flight Forward », puis Flytrex, Dronamics et quelques acteurs plus petits. Tous avec le même objectif : une révolution dans la livraison. Dix ans plus tard ? Vous attendez toujours le coursier qui a raté votre rue. Et puis il apparaît Tyroliennes.
Ce qui s'est passé?
Eh bien, beaucoup. Et tandis que les géants continuent de sauter par-dessus les obstacles (lire : réglementation, logistique, sécurité, réalité), une entreprise, complètement dépourvue de bruit et de présentations hollywoodiennes, franchit déjà la ligne d’arrivée. Son nom est Zipline. Et si vous n’avez pas encore entendu parler de lui, ce n’est pas de votre faute. Ils sont trop occupés à sauver des vies pour participer à des conférences technologiques.
Voler contre la réalité : pourquoi la plupart des drones ne livrent toujours pas
Avant de passer au gagnant, jetons un œil à la concurrence. Le Prime Air d’Amazon, par exemple, est toujours en phase de test. Ils ont un énorme drone bruyant qui plane au-dessus du sol et un paquet laisse tomber d'une hauteur de 15 mètres. Dans des conditions idéales. Par temps ensoleillé. Pas de vent. Au Texas. Super.
Wing (d'Alphabet) utilise des drones plus petits pour livrer des produits dans certaines banlieues d'Australie et des États-Unis. Leur technologie est impressionnante : un hybride entre un avion et un hélicoptère, silencieux, précis. Problème? La couverture est presque ridiculement limitée. La plupart d’entre nous n’y vivons pas.
UPS a déjà pris des mesures concrètes avec Flight Forward, notamment dans le secteur hospitalier. Mais il s’agit plutôt d’un « courrier express avec permis », et non d’une solution pour l’utilisateur quotidien.
Flytrex ? Nourriture. Aux États-Unis. Dans certaines villes. Avec une corde en acier. C'est quelque chose, mais c'est encore loin d'être une révolution.
Toutes ces tentatives se heurtent à des points similaires : des drones trop gros, trop de bruit, des infrastructures complexes, des coûts trop élevés, trop de bureaucratie et – soyons honnêtes – la peur des utilisateurs de voir leurs puces tomber du ciel et directement dans la brousse.
Et puis vient la tyrolienne. Pas avec des promesses. Avec des faits.
Zipline ne vient pas de la Silicon Valley, où tout le monde crie « disruption », mais d’un besoin plus concret : comment livrer du sang et des médicaments dans les zones reculées du Rwanda. Pas de routes. Pas le temps. Aucun compromis.
De 2016 à aujourd'hui, Drones de tyrolienne a volé plus de 160 millions de kilomètres, effectué des centaines de milliers de livraisons, sauvé des milliers de vies – et tout cela sans un seul accident impliquant des personnes.
Leur premier système, Platform 1, ressemblait à un film de James Bond : un drone à voilure fixe lancé avec un élastique qui larguait un colis (contenant des médicaments) par parachute, puis revenait à la station de base avec une grande corde de tension. Fou? Oui. Est-ce que ça marche ? Absolument.
Mais le véritable chef-d’œuvre arrive maintenant : Zipline Platform 2.
À quoi ressemble l’avenir de la livraison ?
Platform 2 est une danse futuriste entre technologie, convivialité et esthétique. C'est un hybride drone avec des hélices flottantes qui libèrent un petit robot autonome – Zip – de son intérieur. Ce Zip flotte jusqu'au sol, s'oriente grâce à des capteurs visuels, ouvre le fond, laisse tomber le colis avec la précision d'une assiette, et remonte. Pas de tremblement. Pas d'atterrissage brutal. Non, euh, des burritos ruinés.
L'ensemble du système pèse 25 kilogrammes et est principalement composé de fibre de carbone et de mousse. Il roule à une vitesse de 112 km/h, a une autonomie d'environ 30 kilomètres et, mieux encore, est calme. Tellement silencieux qu'il ne réveille même pas le chien du quartier.
Utilisateur? Vous commandez dans l'application. En quelques minutes, la tyrolienne apparaît à 100 mètres au-dessus de vous, Zip dépose le colis et s'envole. Aucune interaction. Sans expliquer au coursier où se trouve la porte.
Pourquoi réussissent-ils là où d’autres échouent ?
- Précision – Zip peut livrer sur une parcelle de terrain spécifique. Il n’est pas obligé d’être « d’accord ».
- Silence – alors que la plupart des concurrents ronronnent encore comme un hélicoptère surchauffé, Zipline recherche le silence comme un ninja.
- Sécurité – Les redondances du système permettent le vol même en cas de panne de deux hélices. En cas d'urgence, le parachute s'ouvre.
- Expérience utilisateur – pas de contact avec le coursier, pas de « délais d’arrivée estimés », juste : commandez, recevez, profitez.
- Utilisation réelle – ils n’ont pas commencé par livrer du café, mais par livrer des fournitures vitales. Utilité > profit.
Est-ce que nous aurons un jour cela aussi ?
La livraison par drone n’est pas encore prête pour partout. Cela ne résoudra pas le problème de la logistique dans les villes densément peuplées, où chaque balcon compte comme un chaos aérien. Il ne remplacera pas les fourgonnettes pour les colis plus volumineux.
Mais là où cela a du sens – dans les zones rurales, pour les livraisons urgentes, pour les aliments locaux – l’avenir est déjà là. Les tyroliennes ne sont pas l’avenir. Les tyroliennes sont le présent. Nous attendons juste de l'attraper.
Conclusion : Tout ne tombera pas du ciel. Mais quelque chose va arriver.
La livraison par drone n’est pas un mythe. Ce n’est tout simplement pas une solution universelle pour tout le monde. Mais comme le montre Zipline, dans le bon contexte, avec la bonne technologie et avec un peu moins de battage médiatique, il peut voler. Et livrer. Parfois la vie. Parfois un burrito.
Et oui, les deux comptent.