Parfois, la meilleure façon d'améliorer une voiture est de lui enlever quelque chose. Ferrari a décapoté un coupé d'exception et a créé la Ferrari Amalfi Spider. Capote souple rétractable, rugissement du V8 et cheveux au vent promettent des sensations inoubliables. Est-ce le cabriolet GT ultime ou un simple jouet hors de prix ? Accrochez-vous, direction le soleil !
Que faire lorsqu'on possède dans son garage l'une des plus belles GT des temps modernes, qu'on peut conduire en toute discrétion – enfin, jusqu'à une certaine limite ? Est-ce même possible pour Ferrari ? – L’installer devant un casino huppé ? En lui coupant le toit, bien sûr. Ferrari 458 Araignée C'est exactement cela. Son prédécesseur appartient au passé, et l'avenir conserve tout ce que nous aimions de la version à toit fixe, avec en plus l'immensité du ciel bleu au-dessus de nos têtes.


Mais soyons honnêtes, la suppression du toit fixe et la mise en place d'un mécanisme complexe de capote souple repliable ont un coût. La voiture a pris du poids et se trouve désormais… La balance affiche 1556 kg 1558 kg (3430 lbs) de poids à sec. C'est à peu près l'équivalent d'un monsieur élégant sur le siège passager qui aurait un peu trop mangé de pâtes. Mais rassurez-vous, les ingénieurs italiens ont veillé à ce que ce poids supplémentaire n'altère en rien le comportement routier.

Le cœur bat au rythme d'un moteur à huit cylindres
Sous le long capot sculpté de la Ferrari Amalfi Spider se cache un chef-d'œuvre de Maranello : le V8 biturbo de 3,9 litres, primé et optimisé, issu de l'emblématique famille F154e. Ce moteur développe désormais une puissance phénoménale. 471 kW (631 ch) et un couple phénoménal de 760 Nm. Ce moteur n'accélère pas de façon linéaire ; il dévore l'asphalte avec une brutalité et une constance implacables. La puissance est transmise aux roues arrière par une boîte automatique à double embrayage à 8 rapports d'une rapidité fulgurante.
Le résultat final ? L'accélération de 0 à 100 km/h vous collera à votre siège. en seulement 3,3 secondesCependant, si vous disposez d'un avion suffisamment long et vide, le compteur ne s'arrêtera qu'à la vitesse terminale vertigineuse. 320 km/h (199 mph).
« L’Amalfi Spider n’est pas qu’une simple voiture, c’est une affirmation : la vie est tout simplement trop courte pour les toits fixes et les trajets monotones », déclarent ses créateurs. Et nous sommes entièrement d’accord.


Aérodynamisme, vent dans les cheveux et compromis
La nouvelle capote souple est un véritable bijou d'ingénierie, composée de cinq couches de matériaux isolants. Ainsi, toit fermé, l'habitacle est aussi silencieux et paisible que celui d'un coupé parfaitement isolé. Et lorsque l'envie vous prend de profiter du soleil, la structure se replie élégamment et se range dans le coffre en seulement 13,5 secondes, même en roulant jusqu'à 60 km/h.
Logiquement, les concepteurs ont dû légèrement modifier l'arrière pour intégrer le mécanisme, ce qui réduit le volume du coffre, toit ouvert, de 255 litres (9 pieds cubes) à un volume plus modeste. 172 litres (6,1 pieds cubes). Soyons réalistes, c'est à peine suffisant pour une carte de crédit haut de gamme et peut-être une chemise de rechange. Mais qui achète un cabriolet de cette marque en pensant déménager ?


Les turbulences de l'air étant généralement l'ennemi de tout cabriolet, les ingénieurs ont intégré un ingénieux déflecteur de vent électrique dans les dossiers des sièges arrière. Ces « sièges » arrière, d'ailleurs, sont purement esthétiques et peut-être aussi liés à l'assurance ; ils sont tout au plus utiles pour ranger une veste ou transporter un chien extrêmement petit et agile. Un aileron arrière actif assure une excellente tenue de route, s'adaptant et générant jusqu'à 110 kg d'appui à une vitesse de 250 km/h.
Technologie pour puristes
À l'intérieur, vous découvrirez un habitacle futuriste et ergonomique, doté d'écrans modernes tout en conservant un bon ressenti. Le système de freinage ABS Evo de pointe, avec commande électronique, et le célèbre système d'assistance au contrôle de dérive (SSC) 6.1 sont disponibles. Ce système électronique avancé permet même au conducteur moyen d'aborder les virages avec l'assurance d'un pilote de course, sans risquer de finir dans le fossé.

Conclusion : Le péché en vaut-il la peine ?
Quand on fait abstraction de tous ces chiffres techniques, de ces courbes d'accélération et de ces excès technologiques, une seule question essentielle demeure : que ressent-on au volant de cette voiture à l'état brut, sans artifice ? La Ferrari Amalfi Spider est précisément ce dont le monde de l'automobile de luxe a désespérément besoin en ce moment. Elle est l'antidote parfait à la stérilité des véhicules électriques modernes. Son V8 ronronne, pétarade et rugit avec une âme qu'aucun algorithme ne saurait recréer.







Oui, la voiture est un peu plus lourde que sa version coupé, et oui, les places arrière sont un véritable supplice, mais dès que la capote se déploie et que l'on est enveloppé par la symphonie des deux turbines et le doux soleil méditerranéen, tous ces défauts rationnels s'évanouissent. Est-ce la GT ultime du marché ? Sans l'ombre d'un doute. Avec un prix de départ d'environ 270 000 € (environ 300 000 € pour la version $), elle n'est certainement pas à la portée de tous. Mais les quelques chanceux qui gareront les premiers exemplaires dans leur garage début 2027 mettront la main sur l'une des voitures les plus charismatiques et les plus poétiques mécaniquement de cette décennie. L'Amalfi Spider n'est pas qu'un simple moyen de transport, c'est une expérience émotionnelle à l'état pur.






